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Voir la culpabilité autrement (2ème partie)

  • Photo du rédacteur: Madame de G
    Madame de G
  • 6 mai 2025
  • 3 min de lecture

Je souhaite ici libérer le mot de son faix pour quitter les affres dans lesquels il nous plonge. L’orienter vers une honnêteté vis-à-vis de nous-même autorise de se libérer de la condamnation de principe à laquelle il nous expose. Je le conçois en tant que moteur d’introspection et non comme fardeau nous enfermant au creux d’un repli sclérosant, dans lequel notre égo s’ébat, tout content qu’il est de nous maintenir dans la soumission à ce poids.

La culpabilité réussit un tour de force formidable tant sur le plan individuel que collectif en devenant mécanisme de régulation sociale et personnelle. Dans cette dernière, il y a une différence fondamentale entre, d’une part, être conscient de nos choix, endosser nos responsabilités, et, d’autre part, se laisser aller au repli, à la victimisation induite par ces décisions et devenir esclave de la culpabilité. L’auto critique castratrice qui devient paralysante, mène à des états d’être, d’angoisse, de honte enterrant l’estime de soi.

Quant à la régulation sociale, seul un discernement profond nous amène à comprendre qu’elle fait de nous le jouet de systémiques nous plaçant à un endroit qui arrange le groupe, quel qu’il soit, famille, société, couple. Outil de contrôle, de manipulation formidable pour qui sait en user à son profit, il nous faut déployer une grande force pour comprendre que ce n’est pas ce que l’autre fait de nous au travers de cette culpabilité, qui nous détermine, mais bien ce que nous sommes intrinsèquement !



Dès lors, une fois que l’on a tous ces mécanismes à l’esprit, l’on peut apprendre à gérer la culpabilité de façon constructive. En faisant d’elle un guide intérieur, l’ on s’aligne avec des fondamentaux dont nous avions perdu le cap, égarés que nous étions dans les brouillards de l’ego coupable. Elle devient motivation à élévation en invitant à regarder avec une objectivité qui vient de soi  ce que nous faisons.

Par exemple, elle invite à réparer les relations interpersonnelles, quand l’on est prêt à assumer nos responsabilités. Si cela parait une montagne que d'affronter ce que nous considérons être des comportements justifiant une culpabilité certaine, y faire face est bien plus salvateur que de sombrer au pied du miroir de nos actes, éblouis que nous serions face au reflet et aux ombres que nous y voyions. Reconnaitre sa part, c’est gifler l’ego et reprendre son pouvoir intérieur. 

S’excuser sincèrement si cela est nécessaire, sans se flageller inutilement, et faire ce pas décisif vers l’autre, c’est reprendre une autonomie fondamentale. Tout comme pour le Pardon, Cela ne signifie pas reprendre la relation comme si de rien n’était, cela peut même occasionner des séparations, des ruptures de collaboration, d’amitié, mais le faire en équilibrant nos responsabilités redonne de la dignité et aide à gérer de façon constructive et mâture les relations qu’elles qu’elles soient, amicales, professionnelles, couples.

Elle a alors pour elle de devenir une motivation au changement personnel.

Se redresser face à elle et dire : très bien, je sais pourquoi tu es là, viens on va descendre du ring et je vais apprendre de moi ce que j’ignore encore.

Pour la fuir, certains se noient dans une suractivité, ils courent pour simuler une longueur d’avance sur elle, mais avoir une prédateur aux trousses en permanence finit par épuiser. Alors dans ce qu’elle a de constructif, c’est d’apprendre à réorganiser ses priorités en partant de soi et non plus de la fuite, de la soumission à ce fléau.

Quand nous finissons par l’apprivoiser, elle peut servir de mécanisme préventif autorisant un renforcement de l’intégrité personnelle qu’elle avait autrefois mise à bas. Elle devient alors catalyseur de croissance et d’apprentissage à considérer toute notre vie autrement que par son prisme déformant. Cela nous mène sur un chemin continu d’expansion de soi, dès lors, d’émotion destructrice, elle devient outil puissant de rencontre avec soi même, puis de libération !

Madame de G.



 
 
 

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